My friend lulu will write on this blog every sundays.
this beautiful story is inspired by My bandmate and awesome artist MYRA LEE
FRANCE // CEYRESTE // CHEMIN DE L’ESPERANCE
Vous n’avez jamais connu Myra Lee. Je suis le seul à avoir eu cette chance-là. Sans doute que j’exagère, sans doute que quelqu’un, parmi vous, a croisé sa route. Mais cela est peu sûr.
Il fallait être au bon endroit, au bon moment. Réussir à l’entrapercevoir à l’un des rares instants où elle se montrait tout à fait. Juste là, oui, un peu à gauche, non, un peu plus haut. C’est ça. C’est là qu’elle regardait quand je l’ai rencontrée.
Myra Lee, rien à voir avec un album de Cat Power, rien à voir avec Jimmy Lee Lewis, rien à voir avec la musique dans le fond. C’est un sacré nom, mais elle en vaut le coup.
Le jour où je l’ai vue pour la première fois, pas vraiment rencontrée, juste vue, elle embrassait toute une série de filles à l’arrière d’un train, sur le quai d’une gare de Province. Elles étaient toutes en ligne à attendre ses lèvres. Alors forcément, je me suis arrêté, un peu connement. Les filles entre elles, vous savez, on a beau être éduqué, savoir qu’elles ne font pas ça pour vous, on ne peut pas s’empêcher de s’arrêter, et de regarder. C’est beau vous savez deux filles qui s’embrassent. Je dis beau pour être poli, pour rester élégant.
Bon. Donc Myra Lee était là, très grande, très mince, des cheveux roux hallucinants, littéralement hypnotisant de feu qui vous troue les iris. Un visage comme un masque, avec de longs traits multicolores le long des joues et autour des yeux. Avec une grappe de filles accrochée à son corps. Je suis resté pour regarder, et puis je suis parti.
La seconde fois, c’est là que j’ai eu de la chance. Parvenir à ça, c’est comme entrapercevoir un requin baleine à un baptême de plongée, je ne connais pas les statistiques, mais c’est plutôt vraiment rare. Elle était là, devant moi, pas très loin de la gare, à marcher seule. Je l’ai suivie. De dos, je pouvais tout de même voir qu’elle avait les mains sur son visage. Elle s’est arrêtée, puis retournée.
Elle n’avait plus son masque, alors j’ai eu un doute. Mais non, c’était bien elle, toujours reine Sioux, avec des yeux violets comme des prunes d’automne. Elle s’est approchée de moi et elle a juste dit.
- Tu ressembles à un trou noir. Tu ne vas pas m’avaler ?
C’est ce que j’ai fait.
Hommage à M.L.
(via epic-gazelle-deactivated2012070)
(Source: wonderwomanzombies, via macaverne)

ouiiii
(Source: , via killtheserpent-deactivated20130)
The Marquis d’Equevilly’s Multiplane, 1908
(via vmkaa)
swoop
amazing work
the light pours out of me
(via pussymiaou)
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